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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 20:23
Un beau dessin... pour Charlie

Un beau dessin paru dans Libération, ce dimanche 11 janvier...

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 14:31

Encore un fait divers qui va ameuter les adversaires du "mariage pour tous".

Un couple de lesbiennes avait fait appel, pour avoir un enfant, à un homme, leur meilleur ami, afin qu'il donne son sperme. Un enfant est né, un fils (une petite voix insistante m'interroge : la même histoire aurait-elle eu lieu s'il s'était agi d'une fille ?...).

Si tout s'était déroulé comme convenu, le géniteur devait s'effacer, et la compagne de la mère biologique, devenue son épouse, aurait adopté l'enfant.

Mais voilà que soudain - voix du sang ? Désir de paternité ?  - le père s'est ravisé, a reconnu l'enfant, et réclame des droits sur lui.

En conséquence, la compagne de la mère redevient une parfaite étrangère pour l'enfant qu'elle a voulu, et que peut-être elle va élever pendant dix-huit ans. Elle ne pourra plus ni lui donner son nom, ni en faire son héritier, ni obtenir sa garde si sa compagne décède, ni exercer une autorité parentale : impossible, par exemple, de prendre une décision essentielle pour la santé ou la scolarité de l'enfant.

Tout au plus aura-t-elle droit à une adoption simple... si le père y consent.

J'entends d'ici les tenants des fameux "droits de l'enfant" : mais voilà un petit garçon qui risque bien, en cas de divorce, ou de décès de sa mère biologique, de se voir privé du droit le plus élémentaire : celui de conserver celui des deux parents survivants... Car enfin si cet homme, qu'il aura vu, dans le meilleur des cas, un week-end sur deux et la moitié des vacances, le décide, il aura le droit de lui interdire de revoir sa deuxième mère, qui l'aura élevé, et qu'il aura aimée pendant toutes ces années... Il se retrouvera donc doublement orphelin !

On me dira que c'est la situation des couples recomposés. Si le divorce intervient très tôt, dans les premiers mois ou les premières années de la vie de l'enfant, le beau-parent devient forcément, aux yeux de l'enfant, son vrai père ou sa vraie mère. Et il n'a toujours aucun droit...

 

Il ne s'agit pas de priver de tout droit le père biologique. Après tout, cet homme a peut-être voulu, très sincèrement, devenir père, et c'est tout à son honneur.

Mais la loi devrait évoluer, et prévoir qu'à la tragédie d'une mort ou d'un divorce ne vienne s'ajouter le drame d'une séparation entre un enfant et celui ou celle avec qui, au fil des années, il a tissé des liens affectifs profonds et indestructibles.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 09:01

Tous les hommes naissent libres et égaux en droit.

Par conséquent, on ne saurait accorder un droit à un homme, ou une catégorie d'hommes, sans l'accorder du même coup à tous les autres.

Deux exceptions à cela :

  1. Lorsqu'un être humain, par son âge, son état de santé ou sa situation ne pourrait exercer ce droit sans mettre en danger sa sécurité et celle des autres : raison pour laquelle j'interdirai toujours à un enfant ou une grand-mère gâteuse de fouiller dans l'armoire à pharmacie, et je confisquerai les clés de la voiture à un ami complètement ivre.
    A ma connaissance, le mariage de mes deux voisins homos ne met en danger ni ma sécurité, ni la leur, ni celle des enfants qu'ils élèvent depuis dix ans.
  2. Lorsque l'exercice de ce droit aboutirait de fait à priver d'autres êtres humains de droits fondamentaux. Ainsi, la confiscation des plages par des propriétaires privés interdit de fait à quiconque l'accès à la mer (je n'ai pas entendu la droite, si légaliste parfois, protester beaucoup...).

Le mariage pour tous n'entre dans aucune de ces catégories. On voit mal, d'ailleurs, comment le fait d'élargir à l'ensemble d'une population les privilèges de quelques uns pourrait avoir de telles conséquences...

Le droit de vote accordé aux femmes en 1945 a-t-il interdit aux maris de voter ?

L'autorisation des mariages mixtes aux États-Unis a-t-il empêché les Blancs de se marier entre eux s'ils le souhaitaient ?

L'accès des Noirs et des Métis aux transports en commun a-t-il contraint tous les Blancs à se déplacer dans des limousines avec chauffeur ?

La permission accordée aux lesbiennes d'avoir recours en France à la Procréation médicalement assistée enlèvera-t-elle ce droit aux hétérosexuelles ?

Il n'y a donc strictement aucune raison d'interdire à une catégorie de l'humanité d'avoir les mêmes droits que les autres.

Quant aux opposants qui parlent d'élargir la loi à la zoophilie, il faudra d'abord qu'ils me démontrent qu'une chèvre est un être humain.

Mais peut-être qu'à leurs yeux, c'est l'homosexuel qui n'en est pas un ?


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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:05

La manifestation du dimanche 13 janvier à Paris a démontré qu'il existe un consensus sur au moins un point entre tous les opposants au "mariage gay" : une VRAIE famille, c'est un papa, une maman, une petite fille avec des couettes et un petit garçon.

Je ne comprends donc pas que les manifestants soient si timorés dans leur démarche et n'aillent pas plus loin dans leurs revendications.

je leur propose donc :

- d'interdire toute forme de procréation médicale assistée, y compris pour les couples hétéros, car dans ce cas, il y a une maman, un enfant, et DEUX papas : le compte n'y est pas.

- d'interdire toute adoption : car l'enfant adopté, excepté ceux nés par l'opération du Saint Esprit, ont eu un papa et une maman ; il aurait donc, à l'arrivée, DEUX papas et DEUX mamans : le  compte n'y est pas non plus.

- d'interdire toute forme de famille recomposée : car un enfant de divorcé remarié peut avoir DEUX papas, DEUX mamans, HUIT grands-parents... et encore nous ne parlons pas des re-re-divorces et des re-re-mariages qui compliquent encore la généalogie ! Il faut donc supprimer le divorce, et stériliser d'office tous les couples qui voudraient se séparer.

- d'interdire à un parent isolé d'élever un enfant, y compris les veufs et les veuves : car enfin, là, l'enfant n'a qu'UNE maman et pas de papa, ou UN papa et plus de maman... Dans un souci d'économie, et afin d'éviter toute dépense inutile en ces temps de restriction budgétaire, le gendarme ou le médecin qui annoncerait la mauvaise nouvelle au veuf ou à la veuve en profiterait pour lui retirer sur le champ les enfants.

- enfin, pour éviter que des enfants si mal éduqués, et promis de toute évidence au déséquilibre mental ou à la délinquance, ne subissent trop longtemps une influence délétère, d'enfermer préventivement tous les enfants de famille monoparentale, homosexuelle ou recomposée dans des centres éducatifs fermés. Après tout, ils ne sont qu'un peu plus d'un million...

 

Mais cela ne suffira pas encore. Car enfin, le droit DE l'enfant primant toujours sur le droit À l'enfant, et le premier droit d'un enfant étant de ne manquer de rien, il faudra à terme interdire toute forme de procréation :

- à toute personne en situation irrégulière ;

- à toute personne qui ne serait pas européenne (du Nord de préférence), chrétienne et électrice d'un parti de droite ou d'extrême droite (à l'extrême limite du centre-droit) ;

- à toute personne qui se serait pas en mesure de produire un certificat de parfaite santé physique et mentale, et ne serait pas vierge de tout handicap, quel qu'il soit ;

- à toute personne qui ne pourrait justifier d'un domicile fixe, éloigné de tout "quartier sensible" sans pour autant se trouver dans un coin perdu, d'un niveau d'étude au moins équivalent à bac + 3, et d'un revenu supérieur à 30 000 € par an...

- enfin et surtout, à toute personne dont le casier judiciaire ne serait pas vierge de toute condamnation - exception faite, naturellement, des condamnations pour délits financiers...

Alors, et alors seulement, nous pourrons jouir d'une société parfaitement harmonieuse, et l'offrir aux quelques enfants qui auront encore le droit de naître...

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 20:45

Ne sont-ils pas beaux, les arbres qui ombragent le marché des jacobins, au Mans ?...

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Mais ils sont condamnés. Monsieur le maire a décrété leur mort violente le 13 août prochain. Pour laisser place au béton, tellement plus "moderne", et surtout qui ne demande pas d'entretien... donc pas de jardiniers...

Une bien curieuse façon de respecter l'environnement ! de protéger l'emploi ! de s'intéresser à la bio-diversité !...

Et les élus écologistes, où sont-ils ? Que font-ils ?...

Il faut sauver les arbres. Rien, et surtout pas la construction de la ligne de tramway, ne justifie ce massacre. Si nous ne voulons pas vivre dans une ville entièrement bétonnée, déshumanisée, glaciale, il est grand temps de nous mobiliser...

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 11:36

Après tant de semaines, tant de mois désespérants, le ciel semble enfin s'éclaircir.

En Europe, alors que les partisans d'une austérité punitive et inhumaine semblaient boulonnés à leur poste, voilà que la croissance s'invite à nouveau dans le débat politique. Les plus fervents défenseurs de la médecine du XVIIème siècle - on saigne le malade jusqu'à ce qu'il meure guéri... se font plus rares, plus discrets, et doivent mettre un peu d'eau dans leur chope de bière...

En France, ENFIN !!! Voilà congédiée la présidence la plus vulgaire, la plus intolérante, la plus destructrice de toute notre histoire ! Fini, le président "bling-bling" et grossier, fini les ministres de l'Intérieur qui rivalisaient de xénophobie, finies les mensonges, le pays  quotidiennement humilié par ses propres dirigeants...

Nous savons bien que François Hollande ne fera pas de miracle : nul ne lui en demande. Mais qu'il rende au moins sa dignité à notre pays !

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, en voici une autre : et c'est de Grèce qu'elle nous arrive.

On prédisait une "marée brune" ;  et de fait, le parti néo-nazi obtient entre 6 et 8 % des suffrages. Si l'on songe aux scores des Le Pen en France depuis des années, on peut se dire que les Grecs, que l'on disait pourtant si sensibles aux sirènes de la xénophobie et du fascisme, se tiennent nettement mieux que nous !

Et surtout, surtout... Là-bas, c'est Syrisa qui surgit sur les décombres du PASOK et de la droite ; Syrisa, l'alter ego de notre Front de gauche, porteuse des mêmes valeurs de solidarité, de liberté, de dignité qui ont fait vibrer la foule, du Prado de Marseille à la Bastille ! 34 % des voix !!!

Décidément, l'air redevient plus respirable, en Europe. L'espoir renaît. 

Et puis, les hirondelles sont revenues... avec, qui sait, dans leurs plumes, un léger parfum de jasmin...

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 11:14

Nous nous étions pris à rêver d'un "printemps marseillais"... Mais les résultats d'hier soir nous ont douchés. Il n'y a pas eu de miracle, juste un mauvais rêve.  La championne du nationalisme le plus nauséabond, qui veut renvoyer les femmes aux fourneaux, les immigrés à la mer (et bientôt les pauvres aux travaux forcés ?) a obtenu plus de 18 % des voix, tandis que le Front de gauche, qui voulait ranimer les beaux idéaux de solidarité, de métissage, de fraternité, plafonne à 11,1 % ???

La France est-elle donc si malade, après une crise si longue, et cinq ans de sarkozysme, cinq ans d'une présidence malfaisante, qui a passé son temps à désigner des boucs émissaires et à faire monter la haine et la peur, contre les Roms, les immigrés, les clandestins, les chômeurs, les Grecs, les Espagnols, les Italiens, les pays émergents, la Turquie, les jeunes, les homos...

Comme je la reconnais mal, cette vieille France rancie et peureuse, qui tremble devant son ombre et n'a plus pour toute ambition que d'être "protégée" ! Protégée des autres, toujours perçus comme une menace, protégée de l'ouverture, de l'espace qui lui donne le vertige, protégée du moindre risque, comme si la vie même n'en comportait pas !  

Cette vieille France racornie qui compte ses sous, pour qui un enfant qui naît ne représente rien d'autre qu'un "coût", une bouche à nourrir (le moins possible)... pour qui les travailleurs ne sont rien d'autre qu'une "ressource humaine", et encore, une ressource ! le mot est trop positif. Le travail, c'est n'est plus de la production, de l'énergie, de la création : c'est juste, encore une fois, un coût. Vieux avares qui affament leurs domestiques, et mangeraient leur merde s'ils le pouvaient !...

La santé, l'éducation, la justice : des coûts à réduire, quel qu'en soit le prix.

Les jeunes ? Sûrement pas un investissement dans l'avenir ! d'ailleurs quel avenir ? ah ! si seulement on pouvait les enfermer directement en prison dès leur sortie de la maternité !...

 

Et pourtant, une fois la colère et la déception passées, on peut voir des raisons d'espérer.

Certes, nous ne sommes pas au second tour, nous n'atteignons pas les 15 ou 16 % que nous espérions. Mais c'est la première fois depuis bien longtemps qu'un candidat obtient un score à deux chiffres, avec un discours tellement à contre-courant de l'idéologie ambiante ! Un discours qui nous dit que l'histoire ne se fera pas sans nous, que l'homme peut être plus fort que les "marchés" , cette nouvelle image du "fatum" antique, que  le métissage est une chance et qu'il faut  ouvrir les frontières, que le travail n'est pas seulement une dépense, mais une oeuvre... C'est peut-être la promesse d'un renouveau, après tant d'années de chute continue...

Et puis, la bataille n'est pas finie.

Il reste le premier mai, si les syndicats parviennent à s'unir.

Il reste le second tour de l'élection présidentielle, avec pour commencer une tâche unique, et urgente : nettoyer les écuries d'Augias.

Et puis les législatives : et c'est là que nous pourrons vraiment mesurer notre force...

Et puis il y aura tout le reste : une bataille politique ne s'arrête pas au lendemain des élections...

Et comme le montre cette carte (Libération.fr), même Paris a voté à gauche !

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 10:16

Nous n'étions pas à Marseille, hélas, ce samedi magnifique ! Coincés dans le froid au nord de la Loire, nous avons vu à la télévision la belle fête du Prado, et écouté, enthousiasmés, le discours de Mélenchon.

Oh ! Bien sûr, les esprits chagrins nous diront que c'était un discours du passé, une belle utopie, et que la seule "vérité", la seule "modernité" qui vaille consiste à marcher le nez au sol, en recevant sans broncher les coups des sacro-saints "marchés", et en nous contentant, pour toute révolte, de mordre ceux qui marchent à nos côtés, de préférence les plus faibles...

L'esclavage et la bestialité comme nec plus ultra de la modernité !... Quant à l'avenir, c'est devenu un gros mot. Il n'y a plus d'autre futur que la misère et la mort, Saint Nicolas (Sarkosy) et Saint François (Bayrou) nous le répètent assez, avec leur doigt en l'air comme de bons professeurs !

Et puis voilà que ce type, un peu métèque, un peu pied-noir mâtiné d'espagnol et d'italien, nous rappelle que le coeur de l'histoire bat toujours entre les rives de la Méditerranée (et pas forcément à Berlin, Londres ou Washington ! Devant une foule colorée, joyeuse, jeune et enthousiaste, il nous dit que le destin de l'homme n'est pas d'être esclave, que l'être humain n'est pas une "ressource" au service de l'économie, que la vie, l'enfant, l'éducation, la santé sont des droits et pas seulement des "dépenses" à compresser à tout prix ; que le travail peut être une œuvre, avant d'être une torture ; et que l'on peut vivre debout.

Devant une marée de drapeaux rouges, il nous dit que l'étranger n'est pas un ennemi à écraser et à rejeter à la mer, mais un hôte, qui nous fait honneur en venant chez nous, et que nous devons recevoir dignement, parce que le métissage est une chance - la seule chance, à vrai dire, pour l'humanité, de se perpétuer. Et où le dire mieux qu'à Marseille, cette ville fondée par des marins et des commerçants, et née d'un mariage d'amour entre de nouveaux arrivants et ceux du bateau précédent ? Cette ville où toujours ont su cohabiter les immigrés venus de partout, Corses, Juifs, Italiens, Arméniens, Espagnols, Maghrébins, Africains, Commoriens, avant que la droite xénophobe et le fascisme n'ait répandu leur poison...

Ce discours-là, je le savais par cœur avant de l'entendre, parce qu'il a nourri toute ma vie, toute ma culture. Nous l'avons cru mort, perdu, inaudible ; et voilà qu'il réapparaît, au grand dam des réactionnaires de toute obédience ! Il est porté par toute une jeunesse qui n'en peut plus de n'entendre partout que le discours de la soumission, de l'abjection et de la haine !

J'ai un peu l'impression de revenir à la maison...

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:59

Et voilà ! La pression a été trop forte, Georges Papandréou a dû renoncer à son référendum (voir "Démocratie").

Et le même jour, la dirigeante du Front National s'est insurgée contre ce "déni de démocratie", ce qui ne manque pas de sel quand on connaît le respect du suffrage qu'a toujours manifesté l'extrême-droite, quelles que soient les circonstances...

En réalité, cela traduit une incroyable collusion entre la droite traditionnelle au pouvoir en Europe et l'extrême-droite : toutes deux sont également persuadées que si l'on donne le pouvoir au peuple, il s'empressera immédiatement de rejeter l'Europe, ses institutions, et de revenir à des Nations en godillots, prêtes à en découdre, comme au début du 20ème siècle. La seule différence, c'est que les uns le redoutent, quand les autres l'appellent de leurs vœux.

Mais qu'en savez-vous, Messieurs les dirigeants, et vous qui aspirez au pire pour vous emparer du pouvoir ? Croyez-vous que les peuples, premières et éternelles victimes des guerres, aient envie de revenir aux vieilles lunes nationalistes ? Croyez-vous que les jeunes gens éduqués depuis leur plus tendre enfance dans la perspective de voyager librement en Europe, de partager l'hospitalité de tous les autres peuples, d'Europe et aussi d'ailleurs, soient ravis à l'idée de revoir se dresser devant eux des douanes et des barbelés ?

Croyez-vous que les Irlandais et les Français, qui ont voté NON au traité de Maastricht (et j'en étais !) ont rejeté l'idée européenne ?

Ne serait-ce pas plutôt que la question était mal posée, et qu'ils refusaient l'Europe qu'on leur promettait, et qu'ils subissent aujourd'hui de plein fouet, une Europe où règne seule la loi de l'argent et des marchés, une Europe où l'on trouve des milliards pour sauver les banques, mais pas un centime pour secourir des hommes et des femmes qui ont faim, une Europe où, pour être "sage" et "vertueux", avec la bénédiction du FMI, il faut commencer par sacrifier l'éducation, la santé, la justice, les retraites, où l'on préfère bâtir des prisons plutôt que des écoles ?

Effectivement, si on donne la parole aux peuples, ils la refuseront, cette Europe-là, où les seuls qui soient punis sont les pauvres, les malades, les enfants, les personnes âgées...

Mais voudriez-vous nous faire croire, comme l'a dit avec tant d'arrogance Nicolas Sarkozy, que la rigueur (toujours pour les mêmes) soit la seule voie possible ? La seule voie ! En avez-vous seulement exploré d'autres ?...

Et à force de vouloir à toute force interdire aux peuples de s'exprimer, à force de mépriser leurs voix, ils pourraient bien un jour s'imposer autrement, et voter avec leurs pieds... ou leurs poings. Et ce serait encore une fois une belle occasion perdue de faire triompher le droit sur la force...

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 20:42

Les Grecs, ou plus précisément les Athéniens, ont inventé la Démocratie. Ce mot signifie, littéralement, "le pouvoir du peuple".

Et il veut dire, en clair, que ce n'est ni aux marchés, ni aux agences de notation, ni aux banquiers de décider de l'avenir d'un peuple, mais à ce peuple seul de choisir son destin.

Peut-être prendra-t-il une mauvaise décision. Peut-être se trompera-t-il. Peut-être manquera-t-il une occasion. Peut-être. Ou peut-être pas. Mais de toutes façons ce sera SA décision. Et sa liberté.

Mais ce serait tout de même un comble que Nicolas Sarkozy, ou Angela Merkel, ou qui que ce soit d'autre interdise au peuple grec de se prononcer ! Au nom de quoi ?...Auraient-ils oublié d'où ils viennent, d'où nous venons tous ?

Quelqu'un a dit, récemment, que si chaque Européen mettait 1 centime d'euro dans une boîte chaque fois qu'il prononce un mot venu du grec, la dette grecque serait comblée en une semaine ! Chiche ?

Et notre dette, à nous, envers la Grèce, qui la paiera jamais ?

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